Dimanche 23 mars 2008
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Ce matin, on se serait cru un matin de Noël.
A 7 h le plus petit était déjà levé, et déjà venu nous réveiller parce qu'il avait "entendu les cloches".
A 7H30 je jouais à Je te tiens tu me tiens par la barbichette avec les deux plus petits tandis que mon mari jouait les cloches dans le jardin.
A 8H, nous nous gelions les fesses et le reste dans la cour pendant que le plus jeune poussait des cris d'émerveillement quand il trouvait les oeufs et autres chocolats cachés dans
le romarin, sous le jasmin et entre les branches des orangers du Mexique. Tiens, il y en avait aussi sous la balançoire. On se demande comment les Cloches ont fait pour les faire atterrir jusque
là... C'est curieux, il se demande comment le Père Noël peut bien faire pour passer dans la cheminée, vu que nous n'avons pas de cheminée... mais pas comment les chocolats, censés tomber du ciel,
peuvent se retrouver sous les pots de fleurs renversés. Son frère aîné, spécialiste des questions existentielles, s'était quand même inquiété, lui, de savoir comment cela se fait que les
chocolats arrivent à ne pas se casser en tombant d'aussi haut.
On se serait cru à Noël en effet, par la température aussi. Encore qu'à Noël, il fait moins froid et venteux en général...
L'avantage, c'est qu'on est à Pâques et qu'on n'a pas à ramasser les papiers cadeau qui traînent, ni à entasser les boites de jouets devant la porte. L'avantage, quand on se lève tôt, un dimanche
de Pâques, c'est qu'on peut faire plein de choses avant midi, tout en se disant qu'on pourra toujours se reposer le lundi matin.
Aussi à midi, j'avais fait tourner plusieurs lessives, ranger le séjour, balayé le rez-de-chaussée, passé la toile, fait la chambre de mon fils aîné (parce que si j'attends qu'il la fasse
lui-même on est bons pour une descente de la DDASS et de l'Hygiène réunies), allumé mon ordinateur, testé la nouvelle technique de maquillage de poupées pêchée sur le net voici quelques
semaines et que je n'avais pas encore eu le temps d'essayer, entamé le relookage de Kennedy pour en faire une Milady acceptable, choisi les tissus pour son costume, et essayé sur Erzébeth les
emplettes que j'ai faites hier -ou avant-hier, vu l'heure qu'il est déjà...
Partie pour essayer de trouver un tissu de soie bleu ciel, je suis revenue avec de la soie grise pour Milady et quelques "détails" qui feront la différence pour Erzébeth. La robe n'est pas déjà
terminée que j'en suis déjà à la finition.
Mais revenons à Milady...
Relookage donc :
Légères retouches du maquillage : au coin de l'oeil et sur la couleur des lèvres.
J'ai employé une technique dont je reparlerai pour Erzébeth, car, même si celle-ci conservera son maquillage d'origine parfaitement adapté à son look gothique, il y aura quelques retouches à
faire.
Il s'agit d'une technique dont j'ai trouvé le tutoriel sur le net, auprès d'une artiste amateur australienne, qui peint ses poupées en résine elle-même. Contrairement aux autres créateurs de
poupées, elle n'utilise pas de peinture acrylique, mais simplement du pastel et des crayons à aquarelle. C'est, pour moi qui ne suis pas très douée avec un pinceau, une technique plus abordable
en terme d'aptitudes.
J'ai testé ce matin -enfin hier- et ça marche.
Pour la coiffure, j'ai tressé les cheveux. Je leur donnerai un coup de sêche-cheveux, histoire de les chauffer un peu pour qu'ils prennent le pli. Je n'ai pas voulu les plonger dans l'eau chaude,
comme pour une mise en pli "classique", car je ne veux pas obtenir une coiffure à la lionne. Je veux que cela reste naturel. Je veux juste leur donner un air à la mode du XVII° Siècle :
cheveux long et ondulé.
Bref, elle restera comme ça jusqu'à ce que j'en ai terminé avec son costume.
Voici où nous en sommes :
Le pantalon est fait. Les bottes restent celles de la poupée d'origine, légèrement modifiées. La chemise est quasiment terminée. Il manque le doublet, le bonnet, et les détails de la
tenue, tels que les poignets, le col, une éventuelle ceinture...
Je ne suis pas mécontente. Même la couleur du costume, que j'ai prise par défaut, faute d'avoir trouvé le bleu à ma convenance, finit pas me plaire.
Vivement demain que je puisse continuer sur ma lancée...
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